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Recours contre l'arrêté "Silure"de la préfecture de la Gironde

🔵 Recours contre l’arrêté préfectoral en Gironde : une démarche responsable et collective

Nous souhaitons vous informer qu’un recours pour excès de pouvoir a été déposé devant le Tribunal administratif de Bordeaux contre l’arrêté préfectoral du 11 février 2026 en Gironde. RAA 33 SPECIAL N° 2026-047.pdfhttps://bit.ly/4bXCkaT

Ce recours a été introduit par l’association DMA – Défense des Milieux Aquatiques, avec la Silurus Glanis Association (SGA) en tant que co-requérant, après un travail commun de fond sur l’argumentaire juridique et scientifique.

👉 Nous tenons à remercier sincèrement DMA pour cette collaboration constructive, rigoureuse et engagée.

 

⚖️ Une démarche respectueuse de la justice


La justice suit désormais son cours, nous en respecterons les conclusions mais nous irons jusqu’au bout du recours engagé. Compte tenu des enjeux juridiques et environnementaux soulevés par ce dossier, il est néanmoins très probable que la procédure se poursuive, le cas échéant, devant les juridictions d’appel, quelle que soit l’issue de cette première étape.

 

📌 Pourquoi ce recours ?

L’arrêté préfectoral interdit la remise à l’eau du silure pêché vivant sur la Garonne, la Dordogne, la Leyre et leurs affluents, ce qui revient à imposer sa destruction systématique.

Au regard de nos analyses, plusieurs points posent question :

• Une base juridique incertaine

Le silure n’est pas, à ce jour, classé comme espèce susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques. L’arrêté semble ainsi anticiper un cadre réglementaire non encore en vigueur.

• Une interprétation contestable du droit

La remise à l’eau d’un poisson capturé ne peut être assimilée à une “introduction” dans le milieu aquatique.

• Un point essentiel sur le cadre juridique futur

Même si le silure était classé comme espèce susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques, cela ne permettrait pas d’interdire sa remise à l’eau en l’état du droit.Le cadre juridique distingue les mesures de régulation des espèces des règles de la pêche de loisir.

• Une obligation de destruction sans fondement explicite

Aucun texte ne permet aujourd’hui d’imposer de manière générale la mise à mort d’une espèce dans le cadre de la pêche de loisir.


🔬 Un état des connaissances scientifiques à nuancer

Les éléments scientifiques disponibles invitent à la prudence :

·         Les phénomènes de prédation observés sont localisés, souvent liés à des zones anthropisées

·         Il n’existe pas de démonstration scientifique globale d’un impact du silure à l’échelle d’un bassin ou d’un département

·         Les opérations de régulation menées ces dernières années n’ont pas montré d’efficacité ni sur les populations de migrateurs, ni sur la régulation du silure lui-même, malgré des prélèvements importants d’individus.

·         Les pressions majeures sur ces espèces migratrices sont connues : pollution, fragmentation des cours d’eau, dégradation des habitats, captures côtières par la pêche maritime, réchauffement climatique…

 

👉 Nous avons également abordé dans le recours le rôle écosystémique du silure, souvent absent du débat public.

Le silure est un prédateur supérieur pleinement intégré aux milieux aquatiques, qui participe au fonctionnement des écosystèmes :

·         régulation de certaines populations (y compris espèces opportunistes ou invasives)

·         rôle de nécrophage contribuant à l’élimination des organismes morts

·         participation aux équilibres trophiques

 

Surtout, le recours met en évidence un point majeur :

👉 le silure est identifié comme espèce hôte dans le cycle de reproduction de la Grande Mulette, une espèce protégée en danger critique d’extinction.

Dans ce contexte, la destruction systématique du silure soulève des interrogations importantes quant à ses effets indirects sur les équilibres écologiques, qui n’ont pas été évalués.

 

⚠️ Des enjeux concrets insuffisamment pris en compte

La mesure soulève également des questions pratiques et sanitaires :

·         gestion des poissons capturés et de leur devenir

·         risques liés à la contamination (notamment PCB)

·         absence de cadre clair pour le traitement des carcasses

·         absence d’analyse d’impact sur l’économie de la pêche de loisir/sportive du silure durement touchée par cette disposition


⚖️ Une mesure générale qui interroge

L’interdiction s’applique à l’échelle de tout un département, alors que les problématiques identifiées sont souvent localisées.


🔄 Une dynamique constructive pour SGA

Cette démarche reflète notre engagement :

·         pour une pêche responsable et durable

·         pour une approche fondée sur des données scientifiques solides

·         pour la défense des pêcheurs, mais aussi du fonctionnement global des milieux aquatiques

Elle s’inscrit dans la continuité du travail mené ces dernières années, avec une volonté de dialogue et de sérieux.

📣 Nous continuerons à vous informer de l’évolution de ce recours, dans un esprit de transparence.

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